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Golden score au judo : règles et préparation à la prolongation

Par Équipe JutrackPublié le 27 octobre 20265 min de lecture
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Le golden score au judo est la prolongation jouée quand le temps réglementaire se termine sans vainqueur : aucun score, ou des scores identiques. Il n'a pas de limite de durée dans les règles IJF. Le premier judoka qui marque gagne, et le combat se termine aussi si l'un d'eux reçoit son troisième shido.

Sur le papier, c'est la règle la plus simple du judo. Sur le tapis, c'est souvent le moment le plus dur physiquement.

Quand bascule-t-on en golden score ?

À la fin des quatre minutes, l'arbitre annonce sore-made. On compare d'abord les waza-ari, puis les yuko. Si tout est égal, le combat repart.

Les shido ne servent pas à départager. Un judoka avec zéro pénalité et son adversaire avec deux repartent à égalité en golden score. Les pénalités restent au tableau, ce qui veut dire que celui qui en a deux joue sa place sur chaque échange de garde. Le détail des fautes est dans notre page sur le shido.

Ce qui termine la prolongation

Trois issues possibles :

  1. un score technique, ippon, waza-ari ou yuko : celui qui marque gagne ;
  2. un troisième shido pour l'un des deux, qui devient hansoku-make ;
  3. un hansoku-make direct ou un abandon, par exemple sur blessure.

Si les deux judokas marquent en même temps dans une action confuse, l'arbitre peut annuler et faire reprendre. Les scores eux-mêmes sont expliqués dans notre article sur l'ippon et celui sur le waza-ari.

Le retour du yuko en 2025 a changé la physionomie des fins de combat : un petit avantage suffit désormais à gagner dans le temps réglementaire, et beaucoup de combats n'arrivent plus jusqu'à la prolongation. Ceux qui y arrivent sont les plus fermés.

Une durée sans limite

Le golden score a longtemps été limité, avec une décision des arbitres aux drapeaux (hantei) au bout du temps supplémentaire. L'IJF a supprimé cette limite et le hantei. Aujourd'hui, un golden score peut durer plus longtemps que le combat lui-même, et les combats de haut niveau qui dépassent largement les quatre minutes de prolongation ne sont pas rares.

Cette absence de limite change tout pour la préparation. On ne peut pas « tenir » jusqu'à la fin. Il faut savoir marquer fatigué.

Se préparer physiquement

Le golden score sollicite la filière anaérobie au moment où elle est déjà entamée. Le travail qui donne les meilleurs résultats chez les compétiteurs combine trois choses.

Des randoris longs avec relance. Faire un randori de quatre minutes, puis enchaîner sans pause une prolongation de deux à quatre minutes avec un partenaire frais. Le corps apprend à attaquer quand il voudrait s'arrêter. C'est plus utile que dix randoris courts.

Ajoutez des circuits de garde. La fatigue au golden score se loge dans les avant-bras et les épaules. Tractions au kimono, gainage, travail de saisie : un programme de préparation physique du judoka bien construit en tient compte.

La récupération entre deux combats compte aussi. En tournoi, un golden score de quatre minutes au deuxième tour se paie au troisième. Boire, marcher, se couvrir, et ne pas rester assis sans bouger.

Se préparer tactiquement

Quelques principes que les entraîneurs répètent en bord de tapis :

  • Ne changez pas de judo. Le golden score n'est pas le moment d'essayer une technique jamais tentée. Gardez vos deux ou trois spéciaux.
  • Attaquez tôt dans la prolongation. Celui qui attend que l'autre craque prend souvent le shido de passivité.
  • Pensez au sol. Un adversaire fatigué protège mal son dos après une attaque ratée, et cinq secondes d'immobilisation suffisent pour un yuko.
  • Comptez les shido. Si l'adversaire en a deux, le moindre recul de sa part peut lui coûter le combat. Mettez-le en situation de faute en le poussant vers le bord.

La gestion mentale de cette phase rejoint ce qu'on développe dans notre article sur la préparation mentale.

Les erreurs les plus fréquentes

La première est le recul. Fatigué, le judoka cède du terrain sans s'en rendre compte, se retrouve au bord du tapis et prend un shido de sortie. Gardez le centre, même au prix d'un échange de garde un peu plus dur.

Deuxième erreur : la garde qu'on lâche. Pour souffler, on relâche une main. L'adversaire prend alors la garde dominante et dicte la suite.

Reste l'erreur psychologique : penser que l'autre est aussi fatigué que soi. C'est souvent faux. Celui qui s'est mieux préparé le sait, et il accélère précisément quand vous espérez une pause.

Ce que disent vos statistiques

Un compétiteur devrait connaître son bilan en golden score. Si vous perdez la majorité de vos prolongations, le problème est rarement technique : c'est soit le cardio, soit l'attitude qui recule. Notez chaque combat et son issue, en précisant s'il s'est joué en prolongation. Au bout d'une saison, le chiffre parle. Pour le cadre réglementaire complet, voyez notre guide des règles du judo.

Le conseil pour la prochaine séance : terminez votre randori le plus dur par deux minutes de golden score contre un partenaire frais, avec une règle unique : le premier qui marque, même un petit yuko, a gagné. Vous verrez vite qui sait encore attaquer.

Questions fréquentes

Combien de temps dure le golden score au judo ?

Il n'a pas de limite de temps dans les règles IJF. Il continue jusqu'à ce qu'un judoka marque ou soit disqualifié.

Un shido fait-il gagner en golden score ?

Un shido seul ne décide pas du combat. En revanche, le troisième shido, en comptant ceux reçus avant la prolongation, entraîne hansoku-make et termine le combat.

Un yuko suffit-il pour gagner le golden score ?

Depuis le retour du yuko en 2025, le premier score technique marqué en golden score donne la victoire. Vérifiez toutefois le règlement de l'épreuve, notamment chez les jeunes.

Y a-t-il encore une décision des arbitres (hantei) au judo ?

Plus dans les règles IJF. Le golden score illimité a remplacé la décision aux drapeaux, qui reste un souvenir des anciennes règles.

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