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Règles du judo : le guide complet du combat en compétition

Par Équipe JutrackPublié le 27 octobre 20266 min de lecture
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Les règles du judo tiennent en peu de principes. Deux combattants en judogi s'affrontent pendant quatre minutes de temps effectif chez les seniors. Trois scores sont possibles (ippon, waza-ari, yuko) et une échelle de pénalités va du shido à la disqualification. Ce qui rend le règlement difficile à suivre, ce sont les détails d'interprétation, qui changent à chaque cycle olympique. Ce guide pose le cadre actuel de la Fédération internationale (IJF), tel qu'on l'applique sur les tatamis depuis 2025 et son ajustement de janvier 2026.

Chaque partie renvoie vers une page plus détaillée.

La surface de combat et le déroulement d'un match

Le tapis de compétition se divise en deux zones de couleurs différentes : la zone de combat au centre, la zone de sécurité autour. Tant qu'un des deux judokas garde un pied dans la zone de combat, l'action reste valable. Une projection commencée à l'intérieur peut se terminer dehors et marquer.

Après le salut, l'arbitre annonce « hajime ». Il l'interrompt par « matte » et le termine par « sore-made ». Ces mots japonais, avec leurs gestes, forment un petit lexique qu'on retrouve en détail dans la page sur les commandes de l'arbitre de judo. Le salut lui-même a son sens et sa codification, expliqués dans l'article sur le rei.

Côté durée, la règle IJF est simple : quatre minutes pour les hommes comme pour les femmes en seniors. Le chrono s'arrête à chaque matte. Les plus jeunes ont des combats plus courts en France. Les durées exactes figurent dans les textes officiels de la FFJDA, qui changent parfois d'une saison à l'autre.

Les trois scores : ippon, waza-ari, yuko

L'ippon termine le combat. En projection, il récompense une chute franche sur le dos avec force, vitesse et contrôle. Au sol, il s'obtient par une immobilisation de 20 secondes ou par abandon sur clé de bras ou étranglement. Tout ce qui fait un ippon, et ce qui le fait rater, est détaillé dans la page consacrée à l'ippon.

Le waza-ari sanctionne une chute incomplète sur le dos, ou une immobilisation de 10 à 19 secondes. Deux waza-ari valent ippon : c'est le waza-ari awasete ippon. Les nuances entre une belle chute sur le flanc et un vrai waza-ari font l'objet de l'article sur le waza-ari.

Revenu en 2025, le yuko complète l'échelle. Il récompense une chute sur le côté ou presque, sur le haut du dos ou sur au moins une fesse, ainsi qu'une immobilisation de 5 à 9 secondes. Il compte au tableau mais ne s'additionne pas : dix yuko ne battent pas un waza-ari. Pour comprendre pourquoi il avait disparu, et le koka avant lui, lisez l'histoire du yuko et du koka.

À la fin du temps, on compare dans l'ordre : waza-ari, puis yuko. Le premier mieux classé gagne. Pour un tableau récapitulatif des valeurs, l'article ippon, waza-ari et pénalités sert de pense-bête rapide.

ScoreProjectionImmobilisationEffet
IpponChute sur le dos, force, vitesse, contrôle20 sFin du combat
Waza-ariChute incomplète sur le dos10 à 19 sDeux = ippon
YukoCôté, haut du dos, une fesse5 à 9 sNe s'additionne pas

Pénalités : du shido au hansoku-make

Le shido est la petite pénalité. Passivité ou fausse attaque, sortie volontaire, saisie de jambe et posture trop défensive : la liste est longue et l'arbitre l'applique avec plus ou moins de sévérité selon le contexte. Au troisième shido, le combat est perdu par hansoku-make. Les fautes les plus fréquentes, et comment les éviter, sont dans la page sur le shido.

Un shido ne donne aucun point à l'adversaire. Deux judokas à égalité de score avec un écart de pénalités repartent en golden score. C'est une source de confusion chez les parents en tribune, et même chez certains compétiteurs.

Le hansoku-make direct punit un geste dangereux ou contraire à l'esprit du judo : plonger tête la première, appliquer une clé en projetant, utiliser certaines techniques bannies. Selon la nature de la faute, le judoka perd seulement le combat ou il est exclu de toute la compétition. La différence est expliquée dans l'article sur le hansoku-make, et la liste des gestes proscrits dans les prises interdites au judo.

Le golden score

Si le temps réglementaire s'achève sans vainqueur, le combat continue sans limite de durée. Le premier score technique l'emporte, et un troisième shido le termine aussi. Les pénalités reçues avant restent au tableau. Physiquement, c'est là que se jouent beaucoup de combats serrés, d'où une page dédiée à la préparation au golden score.

Tenue, pesée et catégories

Le judogi doit être propre, ajusté et conforme. Sur les compétitions internationales, le premier appelé porte le blanc et le second le bleu. Les manches sont contrôlées avant le combat. Toutes ces exigences sont dans les règles du judogi blanc et bleu.

Les combattants sont répartis par sexe, par catégorie de poids et par catégorie d'âge. Les poids sont détaillés dans le guide des catégories de poids, les âges dans les catégories d'âge FFJDA. Le passage sur la balance a ses propres règles, avec parfois une pesée aléatoire le jour même : voir comment se passe une pesée.

Les règles du judo chez les jeunes

Les règles IJF ne s'appliquent pas telles quelles aux enfants. Chez les cadets et en dessous, l'IJF interdit par exemple d'utiliser la tête pour projeter ou pour défendre, ainsi que le seoi-nage inversé. En France, les clés et étranglements arrivent progressivement avec l'âge, et certains mouvements restent interdits aux plus petits. Un benjamin qui imite ce qu'il voit à la télévision peut donc écoper d'un shido pour un geste parfaitement légal chez les seniors. Mieux vaut que les parents lisent le règlement de la catégorie de leur enfant avant le premier tournoi.

Qui juge le combat ?

Un arbitre sur le tapis, deux juges à la table qui suivent l'action et peuvent revoir les images grâce au système vidéo. L'arbitre annonce, les juges corrigent si besoin. Le fonctionnement de l'arbitrage, et le chemin pour devenir arbitre en France, sont décrits dans la page sur l'arbitre de judo.

Le conseil pour un premier tournoi

Ne cherchez pas à tout retenir. Trois choses suffisent pour débuter : attaquer franchement pour ne pas prendre de shido, ne jamais plonger tête en avant, et continuer au sol tant que l'arbitre n'a pas dit matte. Le reste viendra en regardant des combats avec l'œil de l'arbitre. Après chaque compétition, notez les shido reçus et leur motif dans un carnet ou dans Jutrack : au bout d'une saison, vous saurez exactement quelle faute vous coûte des combats. Et pour le texte qui fait foi, référez-vous toujours au règlement IJF en vigueur et aux textes officiels de la FFJDA.

Questions fréquentes

Combien de temps dure un combat de judo ?

Quatre minutes de temps effectif chez les seniors, hommes et femmes, selon les règles IJF. Le chronomètre s'arrête à chaque matte, donc un combat dure souvent bien plus longtemps à l'horloge. Les jeunes combattent sur des durées plus courtes fixées par le règlement fédéral.

Comment gagne-t-on un combat de judo ?

Par ippon, par deux waza-ari, par un avantage de score à la fin du temps ou parce que l'adversaire reçoit hansoku-make. Les pénalités ne départagent pas deux judokas à égalité de score : on passe alors au golden score.

Le yuko existe-t-il encore au judo ?

Oui. L'IJF l'a réintroduit en 2025 avec une définition nouvelle, après l'avoir supprimé en 2017. Il compte au tableau mais plusieurs yuko ne font jamais un waza-ari.

Quelle est la taille d'un tapis de compétition de judo ?

La surface comprend une zone de combat entourée d'une zone de sécurité de couleur différente. Les dimensions exactes dépendent du niveau de l'épreuve et sont fixées par le règlement IJF ou fédéral.

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