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Prises interdites au judo : la liste et les sanctions

Par Équipe JutrackPublié le 27 octobre 20265 min de lecture
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Les prises interdites au judo forment une liste courte mais précise. On ne saisit pas les jambes debout et on n'applique aucune clé ailleurs que sur le coude. Sont aussi proscrits les techniques bannies comme kawazu-gake ou kani-basami, le plongeon tête la première et les coups. Selon la gravité, l'arbitre sanctionne par un shido ou par un hansoku-make direct. Les jeunes ont en plus leurs propres interdits.

Ces règles protègent l'intégrité physique des judokas. Presque toutes ont été écrites après des blessures.

Les prises interdites sanctionnées par un shido

Les saisies sous la ceinture sont le cas le plus fréquent. Debout, il est interdit de :

  • saisir les jambes ou le pantalon pour projeter ;
  • crocheter une jambe avec la main ou le bras, à n'importe quelle hauteur ;
  • toucher les jambes sous le niveau de l'aine ;
  • saisir l'intérieur du pantalon.

Depuis 2025, l'IJF autorise en revanche les prises sur la veste sous la ceinture et sur le pantalon jusqu'à l'aine, à condition de s'en servir pour attaquer. Une saisie de jambe reste permise dans un cas : à la fin d'une projection, pour enchaîner au sol.

Ces interdictions ont fait disparaître du judo de compétition des techniques comme kata-guruma dans sa forme classique avec saisie de jambe, ou le morote-gari. Le judo a choisi de se distinguer de la lutte, un choix cohérent avec son identité. Le parallèle est développé dans notre comparatif judo et lutte.

Autres gestes sanctionnés par un shido : serrer l'adversaire à bras refermés autour du tronc, mains jointes, sans attaquer ; mettre la main ou le pied directement sur le visage de l'adversaire ; ou faire une clé ou un étranglement debout sans projection, quand le risque est faible et que l'adversaire peut s'échapper. Les fautes de comportement (passivité, fausse attaque) sont traitées dans notre page sur le shido.

Ce qui vaut un hansoku-make direct

Les techniques bannies

Le règlement IJF sanctionne par hansoku-make l'application de quatre techniques classées par le Kodokan mais interdites en compétition :

TechniqueCe qu'elle faitPourquoi elle est interdite
Kawazu-gake (enroulement de la jambe)Jambe enroulée autour de celle d'uke, chute en arrièreGenou et cheville tordus, chute à deux sur uke
Kani-basami (ciseau de crabe)Ciseau de jambes à la taille, uke tombe en arrièreBlessures graves aux genoux
Do-jime (étranglement du tronc)Compression du tronc ou des reins entre les jambesRisque pour les côtes et les organes
Ashi-garami (enroulement de jambe au sol)Clé de jambe par enroulementLésions du genou

Kani-basami a gardé une réputation terrible chez les anciens. Kawazu-gake et kani-basami restent décrites par le Kodokan, mais dans la liste des techniques interdites : on peut en parler au dojo, jamais les tenter en randori.

Les clés et étranglements dangereux

Au judo, seule l'articulation du coude peut être visée par une clé. Tordre un poignet, une épaule, un genou ou une cheville est interdit. Une clé de bras ou un étranglement appliqué en projetant, quand uke ne peut pas s'échapper et risque une blessure grave, vaut hansoku-make. Depuis 2026, ushiro-sankaku au sol est aussi sanctionné ainsi quand il met la nuque d'uke en danger.

Les clés autorisées, comme juji-gatame, sont présentées dans notre page sur le katame-waza. Le jiu-jitsu brésilien autorise davantage de clés selon la ceinture, ce qu'explique notre article sur les règles IBJJF.

Le plongeon tête la première

Plonger tête en avant sur le tapis en projetant, en pliant le cou vers l'avant ou l'arrière, est interdit à tout âge. C'est surtout le cas sur uchi-mata, harai-goshi ou seoi-nage quand le judoka cherche à finir coûte que coûte. Le saut périlleux avec l'adversaire sur le dos est traité de la même manière. Les conséquences de cette sanction pour la suite du tournoi sont expliquées dans notre article sur le hansoku-make.

Les gestes contraires à l'esprit du judo

Coup de poing, coup de pied, geste volontaire pour blesser, insulte : hansoku-make et exclusion de la compétition. Mettre délibérément un adversaire en danger, par exemple en le laissant retomber sur la tête, entre aussi dans cette catégorie.

Les interdits propres aux jeunes

Chez les cadets et en dessous, l'IJF sanctionne d'un shido trois gestes autorisés chez les juniors et seniors : utiliser la tête pour projeter, utiliser la tête pour défendre en tournant, et le seoi-nage inversé.

En France, les règlements fédéraux ajoutent des interdits par âge. Les clés de bras et les étranglements sont interdits aux plus jeunes et n'arrivent qu'au fil des catégories. Certaines techniques de sacrifice ou de projection jugées risquées peuvent aussi être limitées. Le détail change selon la saison et le niveau : le règlement de la catégorie fait foi. Les âges sont présentés dans notre page sur les catégories d'âge.

Le cadre complet du règlement est dans notre guide des règles du judo.

Notre avis

La liste paraît longue, mais elle s'apprend vite si on la relie à une idée : on protège les articulations autres que le coude, la nuque et la tête. À l'entraînement, mieux vaut corriger les saisies de jambes dès qu'elles apparaissent, même en jeu. Un réflexe pris en randori ressort toujours en compétition, au pire moment. Si vous pratiquez aussi le JJB, faites l'effort de séparer mentalement les deux règlements avant chaque tournoi.

Questions fréquentes

Les clés de genou et de cheville sont-elles autorisées au judo ?

Non. Au judo, seules les clés sur l'articulation du coude sont permises. Les clés de jambe, de poignet, d'épaule ou de nuque sont interdites, contrairement à certaines catégories du jiu-jitsu brésilien.

A-t-on le droit d'attraper les jambes au judo ?

Pas debout. Saisir, crocheter ou toucher les jambes avec les mains ou les bras est sanctionné par shido, sauf pour enchaîner au sol à la fin d'une projection. Au sol, c'est autorisé.

Pourquoi kani-basami est-il interdit ?

Kani-basami (le ciseau de crabe) a causé des blessures graves aux genoux, car l'adversaire tombe en arrière avec la jambe bloquée. Le règlement IJF le sanctionne par hansoku-make.

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