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Salut en judo (rei) : ritsurei, zarei et quand saluer

Par Équipe JutrackPublié le 27 octobre 20265 min de lecture
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Le salut en judo s'appelle rei. Il se fait debout (ritsurei) ou à genoux (zarei), et il ouvre ou ferme chaque moment de pratique : l'entrée sur le tatami, le début du cours, chaque randori et chaque combat. C'est le premier geste qu'on apprend au dojo et le dernier qu'on oublie, même après trente ans de pratique.

Le ritsurei, le salut debout

Pieds joints, talons serrés, pointes légèrement ouvertes. Les bras pendent le long du corps, les mains à plat sur le côté des cuisses. Vous vous inclinez à partir des hanches, le dos droit, jusqu'à un angle d'environ trente degrés. Les mains glissent vers l'avant des cuisses pendant la descente. Vous marquez un temps d'arrêt, puis vous remontez sans vous presser.

Trois détails trahissent un salut fait par habitude :

  • la tête qui plonge alors que le dos reste droit ;
  • les yeux qui fixent le partenaire au lieu de regarder vers le sol devant soi ;
  • la remontée immédiate, sans pause.

Le ritsurei est le salut le plus fréquent. On l'utilise en montant sur le tatami, face au partenaire avant un exercice, en compétition avant et après le combat.

Le zarei, le salut à genoux

Le zarei est plus long et plus solennel. On le fait au début et à la fin du cours, ou dans les kata.

Pour descendre :

  1. Depuis la position debout, reculez légèrement le pied gauche et posez le genou gauche au sol.
  2. Posez le genou droit à côté, orteils repliés.
  3. Allongez les pieds pour vous asseoir sur les talons, gros orteils l'un sur l'autre ou côte à côte. C'est la position seiza.

Pour saluer, posez les deux mains à plat devant les genoux, doigts légèrement tournés vers l'intérieur, de façon à dessiner un triangle. Inclinez le buste en gardant les fesses sur les talons. Marquez un temps, puis remontez.

Au moment de vous relever, faites l'inverse : orteils repliés, genou droit d'abord, puis le gauche. La règle mnémotechnique qu'on donne aux enfants est simple : on descend par la gauche, on remonte par la droite.

Une remarque de professeur : beaucoup d'adultes débutants ont du mal à tenir seiza plus de quelques secondes. Ce n'est pas un problème de respect, c'est un problème de mobilité des chevilles et des genoux. Si la position fait mal, parlez-en à votre enseignant. En cas de douleur au genou qui persiste, consultez un médecin.

L'ordre du salut au début et à la fin du cours

Chaque club a ses usages, mais la séquence la plus répandue en France ressemble à ceci :

MomentCommandeCe qu'on fait
Alignement« Seiza »Les élèves se mettent à genoux, en ligne, par ordre de grade
Concentration« Mokuso »Yeux fermés, respiration calme, quelques secondes
Fin du mokuso« Mokuso yame »On rouvre les yeux
Salut« Rei »Zarei collectif vers le professeur, qui salue en retour

Les élèves sont en général rangés du plus gradé au moins gradé, et l'élève le plus ancien annonce les commandes. Certains clubs ajoutent un premier salut vers le mur d'honneur, souvent orné du portrait de Jigoro Kano, puis un second vers le professeur. La fin du cours reprend la même séquence.

Vous trouverez les commandes avec leur traduction dans notre lexique du judo.

Saluer avec un partenaire et en compétition

Avec un partenaire, le rythme est toujours le même : on salue, on travaille, on salue. Peu importe que l'exercice dure deux minutes de randori ou vingt minutes d'uchi-komi. Un professeur attentif reprendra l'élève qui enchaîne deux partenaires sans saluer le second.

En compétition, le salut fait partie du règlement. Les judokas saluent en entrant sur l'aire de combat, puis l'un envers l'autre avant de commencer, et dans l'ordre inverse à la fin. Le combat n'est terminé qu'après le salut, et un comportement irrespectueux à ce moment peut être sanctionné. Le détail des gestes et des sanctions dépend du règlement en vigueur : reportez-vous aux règles du judo et aux textes de votre fédération.

Pourquoi le salut compte autant en judo

Le salut est la traduction physique de la politesse et du respect, les deux premières valeurs du code moral du judo. Mais il a aussi une fonction pratique. Il marque une frontière. Avant le salut, vous êtes deux personnes qui discutent. Après, vous êtes tori et uke, et chacun accepte de projeter l'autre et d'être projeté. Le salut final rend à chacun son statut normal.

C'est pour cela qu'un salut bâclé pose plus problème qu'une technique ratée. Une technique s'apprend en quelques mois. L'attitude qu'on met dans le salut se construit sur des années.

Les erreurs les plus fréquentes

Un salut de fin de cours expédié parce que les parents attendent dans le couloir. Le judogi ouvert pendant le zarei. Le salut « par-dessus l'épaule » en quittant le tatami, déjà en train de chercher ses claquettes. Une conversation pendant le mokuso.

Notre conseil pour les enseignants : demandez une fois par mois à un élève de diriger le salut de début de cours. Il découvre ce que le groupe ressent quand les commandes sont floues, et il ne bâclera plus jamais le sien.

Questions fréquentes

Comment s'appelle le salut en judo ?

Le salut se dit rei. Debout, c'est le ritsurei ; à genoux, c'est le zarei.

Quel genou poser en premier pour le salut à genoux ?

La tradition du Kodokan veut qu'on pose d'abord le genou gauche puis le droit, et qu'on se relève dans l'ordre inverse : genou droit d'abord, puis gauche.

Pourquoi salue-t-on en judo ?

Le salut marque le respect envers le partenaire, le professeur et le lieu. Il sert aussi de signal : il ouvre et ferme un temps de pratique où l'on accepte de projeter et d'être projeté.

Combien de fois salue-t-on pendant un cours de judo ?

Au minimum en entrant et en sortant du tatami, au début et à la fin du cours, puis avant et après chaque exercice avec un partenaire.

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