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Ceinture bleue judo : programme et entrée en compétition

Par Équipe JutrackPublié le 27 octobre 20265 min de lecture
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La ceinture bleue au judo correspond au 2e kyu. À ce stade, l'élève dispose d'un vrai répertoire debout et au sol : le programme typique ajoute les contre-prises, les étranglements et un système d'attaque personnel. C'est souvent le grade où le travail de compétition devient sérieux. Comme pour toutes les couleurs, le professeur fixe le contenu et décide du passage.

Pourquoi la ceinture bleue judo change la donne

En bleue, on ne se demande plus si un élève connaît une technique. On se demande s'il sait la placer contre quelqu'un qui ne veut pas tomber. La différence est énorme. Beaucoup de verts connaissent uchi-mata ; peu la réussissent en combat.

C'est aussi le grade où les partenaires de randori deviennent plus durs. Les marrons et les noires du club n'hésitent plus à vous projeter franchement. Si vous ne les sentez plus retenir leurs coups, c'est bon signe : ils vous considèrent comme un adversaire.

Ce qui s'ajoute au programme

Les listes changent d'un dojo à l'autre. En France, on retrouve souvent ces blocs, repris de la suite du gokyo.

Debout : hane-goshi (hanche fauchée en ressort), ko-soto-gake (petit accrochage extérieur), ashi-guruma (roue autour de la jambe), et une technique de sacrifice latéral comme sumi-gaeshi. Sumi-gaeshi mérite qu'on s'y attarde : contre un adversaire penché en avant, bras tendus, elle est redoutable, et beaucoup de compétiteurs défensifs ne la voient pas venir.

Les contre-prises entrent aussi au programme. Le principe : utiliser l'attaque du partenaire pour le projeter. Sur un o-soto-gari mal équilibré, on revient en o-soto-gari. Sur un harai-goshi, on soulève avec ura-nage ou on fauche la jambe d'appui.

Au sol, pour les adolescents et les adultes, viennent les étranglements : hadaka-jime (étranglement à mains nues) et okuri-eri-jime (étranglement en glissant le revers). Le ne-waza cesse d'être un endroit où l'on survit : on commence à y gagner des combats. L'enseignement de ces techniques suit l'âge des élèves et les règles de leur catégorie.

Ceinture bleue et compétition : les premiers vrais combats

La plupart des judokas bleus ont déjà combattu. Mais c'est souvent à ce grade qu'ils passent des animations de club aux tournois et aux compétitions officielles de leur catégorie d'âge.

Quelques notions à maîtriser avant de monter sur le tapis :

  • les scores et les pénalités, expliqués dans les règles d'arbitrage : ippon, waza-ari et shido ;
  • sa catégorie de poids, et la façon de la gérer sans régime brutal ;
  • la gestion du golden score, ce prolongement où le premier qui marque gagne.

Les catégories et les niveaux de compétition diffèrent selon l'âge. La page niveaux de compétition en judo les présente un par un.

Un conseil valable pour tous les bleus : notez vos combats. Contre qui, avec quelle technique vous avez marqué, sur quelle attaque vous avez perdu. Un carnet suffit, l'app Jutrack le fait en quelques secondes. Au bout de dix combats, vous verrez que vous perdez souvent de la même façon, et vous saurez quoi travailler.

Le kumikata devient décisif

À partir de la bleue, la plupart des combats se jouent sur la saisie. L'adversaire qui obtient sa garde préférée attaque. L'autre subit. Un judoka bleu doit savoir prendre sa garde rapidement, casser celle de l'adversaire sans passer le combat à se battre des mains, et attaquer dans les secondes qui suivent la saisie.

Le travail du kumikata prend donc une place importante dans l'entraînement. Quelques exercices simples marchent bien : des randori où il est interdit de lâcher la manche, ou des échanges d'une minute où l'on doit attaquer dans les trois secondes après avoir saisi.

Attention à l'excès inverse. Les règles d'arbitrage sanctionnent la passivité et certaines saisies, et un compétiteur qui bloque sans attaquer prend vite des shido. Le kumikata sert à attaquer, jamais à empêcher le combat.

Ce que le professeur évalue en 2e kyu

Le professeur regarde moins le nombre de techniques que la cohérence. Un judoka bleu doit avoir :

  1. une attaque principale, qu'il place à droite comme à gauche s'il est polyvalent, ou au moins dans deux directions ;
  2. une combinaison qui protège cette attaque quand l'adversaire la connaît ;
  3. une liaison debout-sol réflexe.

Le comportement compte aussi. Un compétiteur qui conteste l'arbitre ou qui blesse ses partenaires à l'entraînement n'aura pas sa marron de sitôt dans la plupart des clubs.

Au sol aussi, les exigences sont réelles. Un bleu qui se laisse retourner sur le dos à chaque fois qu'il tombe à quatre pattes n'a pas fini son travail. On attend de lui au minimum une défense solide au sol et une immobilisation qu'il sait placer après une projection.

Le piège du compétiteur pur

Certains bleus ne pensent qu'à gagner. Ils réduisent leur judo à deux techniques et un kumikata bloquant. Ça marche en cadets, puis ça s'arrête net face à des adversaires plus mobiles. Pire, ça prépare mal la ceinture noire, qui exige un kata et une démonstration technique propre.

Gardez dans chaque séance un moment pour le judo « juste », sans résistance, où vous soignez le déséquilibre. Les deux se nourrissent.

La suite du chemin est la ceinture marron, dernier kyu avant la noire. Pour situer la bleue dans le parcours complet, l'ordre des ceintures de judo présente chaque grade. Et si vous pratiquez aussi le JJB, ne confondez pas : la ceinture bleue de jiu-jitsu brésilien n'a ni le même rang ni la même durée.

Questions fréquentes

La ceinture bleue au judo correspond à quel kyu ?

Au 2e kyu. Elle se place après la verte (3e kyu) et avant la marron (1er kyu), dernière ceinture de couleur avant la noire.

La ceinture bleue du judo est-elle la même que celle du JJB ?

Non. En judo, la bleue est l'avant-dernier kyu avant la marron. En jiu-jitsu brésilien, la bleue est la première ceinture adulte après la blanche et demande en général plusieurs années.

Quelles techniques pour la ceinture bleue au judo ?

Les clubs ajoutent souvent hane-goshi, ko-soto-gake, ashi-guruma, sumi-gaeshi et les premières contre-prises debout, et au sol les étranglements comme hadaka-jime ou okuri-eri-jime pour les pratiquants assez âgés.

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