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Kimono jiu-jitsu brésilien : bien le choisir et l'entretenir

Par Équipe JutrackPublié le 27 octobre 20265 min de lecture
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Un kimono de jiu-jitsu brésilien (gi) ressemble à un judogi, mais il est plus près du corps, plus léger et coupé avec des manches plus étroites. Pour bien le choisir, quatre critères suffisent : le tissage de la veste, la taille (de A0 à A5 chez l'adulte), la couleur si vous visez la compétition IBJJF, et la façon dont il va rétrécir. Le reste relève du goût.

Kimono de JJB ou judogi : les vraies différences

Un judogi est pensé pour être saisi debout et résister à des tractions violentes. Un kimono de JJB est pensé pour le sol, où l'adversaire va s'en servir comme d'une poignée, d'un levier et parfois d'une corde.

Kimono de JJBJudogi
CoupeAjustée, moins de tissu flottantAmple, veste longue
ManchesÉtroites, proches de l'avant-brasLarges, pour la saisie
ColÉpais et rigideÉpais, souvent plus lourd
PoidsPlus léger en généralPlus lourd, surtout en double tissage
Couleurs IBJJFBlanc, bleu roi, noirBlanc ou bleu en compétition IJF

Les manches serrées compliquent la vie de l'adversaire : moins de tissu, moins de prises. Pour les règles de couleur côté judo, voyez judogi blanc ou bleu. Si vous hésitez entre les deux tenues, notre guide du kimono de judo traite l'autre versant.

Le tissage, critère numéro un

C'est lui qui détermine le poids, la résistance et la sensation sur la peau.

Pearl weave. Le tissage le plus répandu en JJB. Léger, assez solide, il sèche vite. C'est le choix par défaut, et celui qu'on conseille pour un premier kimono.

Gold weave. Plus épais et plus lourd. Il dure longtemps et donne moins de prises fines, mais il tient chaud et sèche lentement. Il convient aux pratiquants qui usent leurs vestes en quelques mois.

Il existe aussi des tissages simples (single weave), légers et peu durables, et des doubles (double weave), lourds et rigides. Le grammage annoncé par les fabricants donne une indication, mais il se mesure de façons différentes d'une marque à l'autre. Comparez plutôt au toucher, ou entre modèles d'une même marque.

Le pantalon est souvent en coton épais ou en ripstop, un tissu synthétique léger qui résiste aux accrocs. Le ripstop sèche vite et use peu les genoux.

Choisir sa taille, de A0 à A5

Les tailles adultes vont de A0 à A5. Le A désigne l'adulte. Il existe des coupes femmes (souvent notées F) et des tailles enfants (souvent M). Chaque fabricant publie un tableau croisant taille et poids. Les correspondances varient d'une marque à l'autre, alors lisez le tableau du modèle précis.

Deux règles pratiques :

  • si vous êtes entre deux tailles et que le kimono n'est pas prérétréci, prenez la plus grande ;
  • si vous êtes grand et mince, cherchez les tailles « L » (long) qui ajoutent de la longueur sans élargir.

Un kimono trop large n'est pas qu'inesthétique : il offre des prises à l'adversaire. Un kimono trop court sera refusé au contrôle IBJJF.

Ce que vérifie le contrôle en compétition IBJJF

Avant chaque combat, un inspecteur contrôle la tenue. Les points qui font recaler le plus souvent :

  1. Les manches : bras tendu devant soi, elles doivent arriver à 2 cm du poignet au plus.
  2. Le pantalon : il ne doit pas remonter à plus de 2 cm au-dessus de la malléole.
  3. La couleur : blanc, bleu roi ou noir uniquement, veste, pantalon et col d'une même couleur. Le bleu marine ne passe pas.
  4. L'état : pas de déchirure, pas de tache, pas de kimono humide.

Les hommes ne portent rien sous la veste. Les femmes portent un haut moulant et élastique. Le détail du règlement de compétition est dans les règles du JJB IBJJF.

Rétrécissement et lavage

Un kimono en coton non traité peut perdre plusieurs centimètres aux manches et au pantalon au premier lavage chaud. Les modèles « prérétrécis » limitent le phénomène sans le supprimer.

  • Lavage à froid ou à 30 degrés.
  • Séchage à l'air libre, à l'ombre si possible.
  • Jamais de sèche-linge, sauf si vous voulez justement le faire rétrécir un peu, et alors avec prudence et en surveillant.
  • Lavage après chaque séance. Un kimono qui reste dans le sac est un bouillon de culture pour les infections de peau.

Les mêmes réflexes valent pour un judogi, voir comment laver un kimono de judo.

Combien de kimonos posséder

Deux. Un seul vous oblige à laver et sécher entre deux séances rapprochées, ce qui n'est pas réaliste en hiver. Trois devient utile au-delà de quatre entraînements par semaine.

Avant d'acheter

Pour votre premier cours, ne commandez rien : la plupart des clubs prêtent une tenue ou acceptent un judogi. Attendez de savoir si vous restez, puis demandez conseil au prof sur les tailles qui conviennent à votre morphologie. Les pratiquants de votre gabarit au club sont aussi une bonne source. Pour les autres aspects de vos débuts, voyez le premier cours de JJB et, si vous hésitez avec le no-gi, gi vs no-gi. Le reste de la discipline est sur notre page jiu-jitsu brésilien.

Notre avis sur un point qui divise : prenez votre premier kimono en blanc. Il passe partout, dans tous les clubs et toutes les compétitions, et il montre quand il faut le laver.

Questions fréquentes

Peut-on faire du JJB avec un kimono de judo ?

Pour débuter, oui, la plupart des clubs l'acceptent. Il est plus lourd et plus ample, et il n'est généralement pas conforme aux règles de compétition IBJJF.

Quelles couleurs de kimono sont autorisées en JJB ?

En compétition IBJJF : blanc, bleu roi ou noir, d'une seule couleur. Veste et pantalon doivent être de la même couleur, col compris.

Comment choisir sa taille de kimono de JJB ?

Les tailles adultes vont de A0 à A5 selon la taille et le poids. Entre deux tailles, prenez la plus grande si le kimono n'est pas prérétréci.

Comment laver un kimono de JJB sans qu'il rétrécisse ?

Lavez-le à froid ou à 30 degrés et séchez-le à l'air libre, jamais au sèche-linge. Retournez-le pour protéger les écussons.

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