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Mata leão : l'étranglement arrière (rear naked choke)

Par Équipe JutrackPublié le 27 octobre 20265 min de lecture
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Le mata leão (« tue-lion » en portugais), appelé rear naked choke en anglais, est l'étranglement arrière à mains nues du JJB. Votre bras entoure le cou de l'adversaire par-derrière, le pli du coude sous son menton. Votre autre main passe derrière sa tête, et la compression des deux carotides fait taper en quelques secondes. Les judokas le connaissent sous le nom de hadaka-jime (étranglement nu).

C'est la finition la plus haute en pourcentage du jiu-jitsu, en gi comme en no-gi. Elle ne dépend d'aucune saisie de vêtement, ce qui la rend universelle.

La position de départ

Le mata leão se place presque toujours depuis la prise de dos, avec le seat belt et les crochets. Le bras qui passe par-dessus son épaule dans le seat belt devient le bras qui étrangle. Le bras sous l'aisselle vient le compléter.

Sans contrôle du dos, vous pouvez le placer sur une tortue ou debout, mais il est alors beaucoup plus facile à défendre. Gagnez la position, puis attaquez.

Le bras qui étrangle

Glissez votre avant-bras sous son menton jusqu'à ce que le pli de votre coude soit exactement face à sa gorge. Votre biceps presse une carotide, votre avant-bras presse l'autre. Le pli du coude, lui, ne doit pas écraser la trachée : un mata leão bien placé serre sur les côtés du cou, pas sur le devant.

Votre main arrive sur votre épaule opposée, ou sur le biceps de votre autre bras. Ne serrez pas encore.

Le détail de la main

C'est là que se joue la différence entre un mata leão qui fait taper et un mata leão qui fait seulement mal à la mâchoire.

  1. La main du bras qui étrangle attrape le biceps de votre autre bras, au creux du coude.
  2. Votre seconde main passe derrière sa tête, paume contre l'arrière de son crâne, ou à plat sur votre propre épaule derrière sa nuque.
  3. Ramenez vos coudes l'un vers l'autre et gonflez la poitrine en avant. Vous serrez en écartant vos omoplates, pas en tirant vers l'arrière.

Une variante plus simple pour commencer : mains jointes paume contre paume (prise en S), sans passer derrière la tête. Moins serrée, mais plus facile à placer quand il défend avec les mains.

Gardez votre tête collée à la sienne, du côté du bras qui étrangle. Si votre tête s'éloigne, il crée de l'espace et sort le menton.

Quand le menton bloque

Un adversaire qui connaît la défense rentre le menton. Votre bras se pose alors sur sa mâchoire. Deux options :

  • Le « face crank » de passage. Faites glisser la lame de l'avant-bras en dents de scie sous son menton, sans forcer, pour gagner quelques centimètres. La pression sur la mâchoire fait mal sans faire taper : c'est une étape, pas une finition.
  • Changer d'attaque. En gi, passez au col. Votre main du dessus prend son revers opposé et l'autre tire le revers proche : c'est okuri-eri-jime, souvent plus rapide qu'un mata leão contre un menton rentré. Ou bien partez sur l'armbar depuis le dos s'il tient votre poignet à deux mains.

La défense

Quand vous êtes au dos de quelqu'un, la priorité est le cou. Concrètement :

  • Montez les deux mains sur le bras qui passe autour de votre cou, et tirez-le vers le bas. On appelle ça « dégager le poignet ».
  • Rentrez le menton et tournez la tête vers le coude qui étrangle.
  • Faites glisser vos épaules au sol du côté de ce bras, puis ramenez votre dos sur le tapis.

N'attaquez jamais la main derrière votre tête. C'est le bras sous votre menton qui étrangle, c'est lui qu'il faut neutraliser.

Si le bras est sous votre menton et que les deux mains sont verrouillées, tapez. Un étranglement sanguin bien placé ne se « tient » pas.

Ce que le judoka sait déjà

Hadaka-jime fait partie des étranglements de judo, mais il apparaît moins souvent en compétition que les étranglements au revers : l'adversaire est rarement à plat ventre assez longtemps, et la saisie du judogi rend les étranglements au col plus rapides. Un judoka qui arrive en JJB doit surtout apprendre à prendre le dos avec les crochets avant de penser à étrangler. Le geste du bras, lui, est le même.

Sécurité au club

Le mata leão fait perdre connaissance vite. À l'entraînement :

  • serrez progressivement, sur trois ou quatre secondes ;
  • relâchez immédiatement au tap, même si vous n'êtes pas sûr qu'il a tapé ;
  • après une perte de connaissance, même brève, la personne arrête la séance et consulte un médecin.

Le conseil à retenir

Arrêtez de chercher le mata leão dès que vous touchez le dos. Assurez d'abord le seat belt et les crochets pendant dix secondes. Puis attaquez avec la main. Les ceintures blanches perdent le dos parce qu'elles lâchent le contrôle pour étrangler trop tôt. Vous trouverez la place de cette finition dans le reste du jeu sur la page jiu-jitsu brésilien, et son cousin de face dans la fiche guillotine.

Questions fréquentes

Que signifie mata leão ?

En portugais, mata leão signifie « tue-lion ». C'est le nom brésilien de l'étranglement arrière sans saisie du kimono, appelé rear naked choke en anglais.

Quelle est la différence entre mata leão et hadaka-jime ?

Hadaka-jime (étranglement nu) est le nom Kodokan d'une famille d'étranglements arrière sans le kimono. Le mata leão du JJB en est la version la plus répandue, avec la main derrière la tête.

Combien de temps faut-il pour perdre connaissance sur un mata leão ?

Un étranglement sanguin bien placé agit en quelques secondes. C'est pour cela qu'on tape tôt à l'entraînement et qu'on relâche dès le signal.

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