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Seoi-nage : ippon et morote seoi-nage pas à pas

Par Équipe JutrackPublié le 27 octobre 20264 min de lecture
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Seoi-nage (projection en chargeant sur le dos) est la technique de bras la plus utilisée du judo. Tori tourne le dos à uke, place ses hanches sous lui et le fait passer par-dessus son épaule. Elle clôt le premier groupe du gokyo et existe sous deux formes principales : ippon seoi-nage et morote seoi-nage.

C'est l'arme des judokas plus petits que leur adversaire. Elle demande une entrée explosive et pardonne peu les approximations.

Une te-waza, pas une hanche

Le Kodokan classe seoi-nage parmi les te-waza, les techniques de bras des nage-waza. C'est un point de vocabulaire qui a des conséquences pratiques. Vos hanches se placent sous le centre de uke, mais elles ne le soulèvent pas comme en o-goshi. Ce sont les bras qui chargent, les jambes qui poussent vers le haut et le buste qui se penche vers l'avant.

On rencontre aussi seoi-otoshi, reconnue par le Kodokan, où tori descend un genou et tend une jambe en barrage. La frontière avec le seoi-nage à genoux des compétiteurs est mince.

Ippon seoi-nage : un seul bras sous l'aisselle

Pour un droitier, la main gauche (hikite) tient la manche droite de uke. La main droite lâche le revers ou n'en prend pas, et le bras droit plonge sous l'aisselle droite de uke. Coude fléchi, il coince le bras de uke contre votre épaule, comme une pince.

Avantage : on peut l'attaquer sans saisie du revers, et contre un adversaire qui bloque votre main droite. Inconvénient : on lâche une prise, donc le contrôle de la chute est moindre.

Morote seoi-nage : deux mains, coude sous l'aisselle

La main droite (tsurite) garde le revers gauche de uke. Au moment d'entrer, le poignet tourne et le coude droit vient se loger sous l'aisselle droite de uke. Les deux mains restent accrochées au judogi.

C'est la forme la plus enseignée aux débutants, parce qu'elle conserve le contrôle complet. Elle exige une bonne souplesse du poignet. Si votre coude reste à l'extérieur, la technique se transforme en mauvais tai-otoshi.

Kuzushi et entrée, temps par temps

Le déséquilibre se fait vers l'avant de uke, légèrement à sa droite. La main gauche tire la manche vers l'avant et vers le haut, le coude haut.

  1. Pied droit devant le pied droit de uke, à l'intérieur, pointe tournée vers l'intérieur.
  2. Pivot rapide : le pied gauche se place à côté, devant le pied gauche de uke. Vos pieds sont entre les siens.
  3. Genoux fléchis. Vos hanches descendent plus bas que sa ceinture.
  4. Le dos se colle contre son ventre, le bras (ou le coude) est sous son aisselle.
  5. Jambes qui se tendent, buste qui s'incline vers l'avant et tourne vers la gauche. Uke passe par-dessus votre épaule droite.

La rapidité du pivot compte plus que tout le reste. Un seoi-nage lent est un seoi-nage contré.

Pourquoi votre seoi-nage ne passe pas

  • Hanches trop hautes. Si votre ceinture est au niveau de la sienne, uke reste derrière vous et vous ne pouvez pas le charger.
  • Pas de kuzushi. Vous tournez, mais uke a encore les talons au sol. Il bloque en reculant ses hanches.
  • Le coude qui s'écarte en morote. Uke n'est plus collé contre votre épaule.
  • Les pieds trop écartés ou en dehors de ceux de uke. Votre base est instable et il vous tire en arrière.

Contres et prudence

Seoi-nage oblige à tourner le dos, et c'est son risque. Un uke solide abaisse ses hanches et se cambre. Il peut alors soulever tori par ura-nage ou ushiro-goshi, ou le ramasser par l'arrière en sukui-nage.

Au jiu-jitsu brésilien, ce risque pèse encore plus. Une projection ratée vous laisse à genoux, dos à l'adversaire : c'est exactement la prise de dos que tout pratiquant de JJB cherche. On voit donc moins de seoi-nage en JJB qu'en judo.

Enchaînements utiles

Ko-uchi-gari puis seoi-nage est l'enchaînement de référence : ko-uchi-gari fait avancer le pied droit de uke et le place exactement où vous voulez entrer. O-uchi-gari puis seoi-nage marche sur le même principe.

Si uke bloque votre seoi-nage en reculant ses hanches, son poids repart en arrière : enchaînez sur ko-uchi-gari, ou basculez sur tai-otoshi si uke contourne par le côté.

Éducatifs

L'uchi-komi est irremplaçable pour seoi-nage : des centaines d'entrées pour automatiser le pivot. Comptez-les en séries de dix, en cherchant à aller plus vite à chaque série sans perdre la position des pieds.

Ajoutez des entrées avec élastique accroché à un poteau pour travailler la traction de hikite. Puis passez aux entrées en déplacement, uke avançant puis reculant.

Un dernier avis : choisissez votre forme et tenez-vous-y une saison. Les judokas qui passent sans cesse de l'ippon au morote finissent avec deux techniques moyennes au lieu d'une bonne.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre ippon seoi-nage et morote seoi-nage ?

En ippon seoi-nage, le bras droit de tori se glisse sous l'aisselle de uke et coince son bras. En morote seoi-nage, les deux mains gardent la saisie, la droite sur le revers, et le coude passe sous l'aisselle.

Seoi-nage est-elle une technique de hanche ?

Non. Le Kodokan la classe en te-waza, techniques de bras. Les hanches se placent sous uke, mais c'est le travail des bras et des épaules qui projette.

Que veut dire seoi-nage ?

Seou signifie porter sur le dos et nage projeter. On traduit par « projection par-dessus l'épaule » ou « en chargeant sur le dos ».

Comment contrer seoi-nage ?

Uke abaisse ses hanches et se cambre pour bloquer, puis répond par ura-nage, ushiro-goshi ou sukui-nage. Il peut aussi contourner tori par le côté.

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